Un samedi sous le soleil du Revermont

Des pas-rancuniers et des persévérantes, des pugnaces et des tenaces: 5 tandems ont répondu présents au rendez-vous lancé pour la 3ème fois par «l'ambassade en Revermont» du C.T. Formidable. Et ils eurent raison! Pas de douche glaciale, ni de rincette, pas même l'ombre d'un grain: cette année, juste un peu de fraîcheur matinale qui s'évapora comme la rosée lorsque le chauffeur céleste dégaina lui aussi ses rayons.

   La matinée fut consacrée à une séance de rattrapage: la rivière d'Ain, si grise et si peu hospitalière en 2016 (au point d'écourter la rando) exhibait cette année ses plus beaux reflets. Pour profiter au maximum de l'ensoleillement autant que par souci d'équité et d'équilibre en cette veille de premier tour, le parcours passait allègrement de la rive droite à la rive gauche et inversement. Et comme pour inspirer les pédaleurs-pédaleuses,chacun put prendre de la hauteur en franchissant deux beaux viaducs de factures pourtant bien différentes. Celui de Serrières et sa structure de béton élancée voué aux trafic automobile et celui de Cize, colosse massif exhibant sa pierre de taille qui réserve sa voie supérieure aux TGV et trains corail et son «rez-de-chaussée» aux cyclistes et petits véhicules à moteur.

   Sur ces charmantes routes champêtres, peu de pétarades ce matin: nous pûmes à loisir prêter l'oreille aux concerts des emplumés des haies et des bosquets et apprécier les paysages reposants(?) de cette petite montagne. Quelques pauses furent immortalisées par notre fidèle accompagnateur Alain Michel dont l'appareil photo n'a pas chômé. Notamment en haut du maintenant renommé Col du Hibou où il distribua également les écharpes- souvenir à l'effigie dudit rapace offertes par Dominique.
   A l'heure prévue, notre hôtesse rassasia le peloton, affamé par presque 70 bornes et 800 m de dénivelé, d'un curry de porc au riz, mitonné avec amour et un peu de gingembre.

   Le ciel restant désespérément d'azur, il fallut bien repartir à quinze heures bien sonnées au clocher de Tossiat, cap au Nord et ventre un peu lourd. Pour digérer, rien de mieux qu'une cinquantaine de kilomètres parcourue sans faiblir au pied du sud-Revermont. Et c'est ainsi que revigorés par la perspective de la ronde des desserts, d'une petite mousse bien fraîche et
poussés par une bise amicalement prévoyante, le quintet de tandems et le trio de cyclos (l'Avion, Marco et Alain Courrier) retrouvèrent la cour des Buinand pour le goûter réparateur de 18 H 00.
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   Persuadés que ce petit coin de l'Ain cachait sûrement  d'autres atours à offrir à leur curiosité, solitaires d'un jour et tandémistes pour toujours se promirent de revenir. A l'année prochaine !
 

Chris,
diplomate non-diplômé.